{"id":94,"date":"2009-09-05T22:07:34","date_gmt":"2009-09-05T20:07:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.biodentiste.fr\/?p=94"},"modified":"2013-11-16T22:27:13","modified_gmt":"2013-11-16T20:27:13","slug":"role-des-irritations-dentaires-sur-la-sante-generale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.biodentiste.fr\/?p=94","title":{"rendered":"R\u00f4le des \u00ab\u00a0irritations\u00a0\u00bb dentaires sur la sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale"},"content":{"rendered":"<p>Certains auteurs stigmatisent le r\u00f4le d\u00e9terminant des \u00ab irritations \u00bb dentaires sur tout l&rsquo;organisme. Au d\u00e9but du si\u00e8cle, P\u00e9trovitch Pavlov le constata en laboratoire. Lors de ses fameuses exp\u00e9riences relatives au \u00ab r\u00e9flexe conditionn\u00e9 \u00bb il blessa la gueule du chien pour obtenir des fistules salivaires. Il s&rsquo;\u00e9tonna de l&rsquo;apparition de \u00ab ph\u00e9nom\u00e8nes pathologiques g\u00e9n\u00e9raux \u00e9tranges \u00bb. Il vit \u00ab se d\u00e9velopper des maladies de la peau, des crispations, un cas de paralysie \u00e0 \u00e9volution aigu\u00eb (10 \u00e0 20 jours), ainsi qu&rsquo;une affection c\u00e9r\u00e9brale (forte induration), avec troubles du comportement; puis, des ph\u00e9nom\u00e8nes de choc conduisaient \u00e0 une prostration temporaire simulant totalement la mort. \u00bb Au cours d&rsquo;une conf\u00e9rence magistrale, Pavlov parla des travaux de son coll\u00e8gue Alexei Dmitrievitch Speranskii sur certains segments de l&rsquo;enc\u00e9phale du chien. L&rsquo;\u0153uvre de Speranskii occupe une place importante dans l&rsquo;enrichissement de la pens\u00e9e m\u00e9dicale et philosophique; il convient ici d&rsquo;en r\u00e9sumer bri\u00e8vement la substance exp\u00e9rimentale. L&rsquo;inclusion d&rsquo;un corps \u00e9tranger dans un site innerv\u00e9, central ou p\u00e9riph\u00e9rique, tel le cerveau ou la dent du chien, provoquait une d\u00e9gradation des tissus. Le processus se propageait dans tout l&rsquo;organisme. L&rsquo;irritation chimique ou physique, la blessure chirurgicale ou le traumatisme, provoqu\u00e9s par l&rsquo;exp\u00e9rience, d\u00e9terminaient \u00e0 distance, une l\u00e9sion visc\u00e9rale ou un trouble fonctionnel irr\u00e9versible.\u00a0 Ce r\u00e9sultat avait surpris Pavlov ; mais Speranskii l&rsquo;explorait et l&rsquo;analysait. Fait caract\u00e9ristique, l&rsquo;autopsie du chien r\u00e9v\u00e9lait, \u00e0 partir du point d&rsquo;impact irritatif, la pr\u00e9sence de chapelets de l\u00e9sions le long des nerfs, jusqu&rsquo;au cerveau et, de l\u00e0, aux organes. Exp\u00e9rience d&rsquo;une importance primordiale pour le m\u00e9decin et le biologiste, l&rsquo;inclusion d&rsquo;une bille de verre st\u00e9rile dans la dent ou dans un tissu innerv\u00e9, p\u00e9riph\u00e9rique ou central, engendrait des d\u00e9gradations dans tout l&rsquo;organisme. En laboratoire, l&rsquo;incisive d&rsquo;un rat est charg\u00e9e de billes en plastique marqu\u00e9es au carbone 14 radioactif. Elles ne d\u00e9passent pas la grandeur d&rsquo;un microbe (un milli\u00e8me de millim\u00e8tre). Le carbone s&rsquo;accumule dans le foie, les reins, la rate, les poumons et les glandes surr\u00e9nales. Il se retrouve dans les glandes salivaires, dans les ganglions lymphatiques du m\u00eame c\u00f4t\u00e9. L&rsquo;oxyde de plomb, contenu dans la mati\u00e8re d&rsquo;obturation du canal intraradiculaire, se retrouve dans le sang, le foie, les reins, la rate, les glandes surr\u00e9nales et dans le cerveau.<\/p>\n<p>Dans des sp\u00e9cifit\u00e9s non infectieuses de la pathologie g\u00e9n\u00e9rale se dessine donc une voie vasculaire. Des microsubstances antig\u00e9niques, contenues dans la dent d\u00e9grad\u00e9e, cari\u00e9e ou soign\u00e9e, peuvent passer dans le courant circulatoire&#8230; On provoque chez l&rsquo;animal, par irritation physique ou chimique des nerfs dentaires et p\u00e9ri-dentaires, des infarctus du myocarde, des accidents vasculaires brutaux, art\u00e9rites et obs-tructions vasculaires, saignements du tube digestif, h\u00e9patites, cystites, troubles r\u00e9naux, maladies de peau, accidents pulmo-naires, oculaires, articulaires&#8230; Ces exp\u00e9riences mettent en \u00e9vidence un riche complexe dento-sensoriel. Les d\u00e9rangements ou les d\u00e9gradations bucco-dentaires, les moindres informations re\u00e7ues par les terminaisons nerveuses p\u00e9riph\u00e9riques, se transmettent au syst\u00e8me central. Le message dentaire a donc un pouvoir sur la d\u00e9cision c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e9tat normal, il existe une correspondance dent-cerveau mise en \u00e9vidence sur les animaux de laboratoire, en particulier depuis les canines. L&rsquo;irritation nerveuse, partie de la r\u00e9ception dentaire, engendre d&rsquo;incessantes r\u00e9ponses centrifuges ; elles parasitent les organes et les fonctions. Cette derni\u00e8re pr\u00e9cision corrobore l&rsquo;\u00e9tonnement de Pavlov, et conforte l&rsquo;autorit\u00e9 des faits exp\u00e9rimentaux de Speranskii.<\/p>\n<p>Depuis, des chercheurs attestent que l&rsquo;\u00e9tablissement de certaines maladies g\u00e9n\u00e9rales d\u00e9pend de lacunes neurologiques gingivo-dentaires. Ce que l&rsquo;on pourrait appeler \u00ab l&rsquo;effet Speranskii \u00bb affermit aujourd&rsquo;hui le diagnostic stomatologique. \u00ab Le nerf trijumeau est le plus r\u00e9flexog\u00e8ne de l&rsquo;organisme \u00bb. \u00ab Nerf essentiel \u00bb, il \u00e9lectrifie l&rsquo;\u0153il, les os maxillaires, les dents, les gencives. Sa connection bulbaire, la plus volumineuse des troncs nerveux \u00e0 la base du cerveau, r\u00e9percute des pulsions parasites dans tout l&rsquo;organisme, lorsque l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 dentaire est irrit\u00e9e. Ses ramifications s&rsquo;entrelacent avec les fibres d&rsquo;autres r\u00e9seaux nerveux profonds et p\u00e9riph\u00e9riques. La d\u00e9gradation ou l&rsquo;irritation indolore d&rsquo;une fibre du nerf trijumeau retentit sur les organes des sens : peau, \u0153il, oreille, nez, langue. Au contraire, l&rsquo;alt\u00e9ration des cinq sens, en particulier de l&rsquo;\u0153il, sous la d\u00e9pendance majeure du nerf trijumeau, n&rsquo;influence en rien la structure ou la fonction du syst\u00e8me dentaire.<\/p>\n<p>A ce titre, le nerf dentaire proc\u00e8de d&rsquo;un \u00ab Super-Sens \u00bb, d&rsquo;une sorte de \u00ab Sixi\u00e8me Sens \u00bb&#8230; N&rsquo;importe quelle d\u00e9gradation bucco-dentaire, traumatique ou inflammatoire, se refl\u00e8te sur le syst\u00e8me sympathique. De surcro\u00eet, aux signaux venus du syst\u00e8me nerveux gingivo-dentaire, s&rsquo;ajoutent ceux de la lymphe ; par le truchement des vaisseaux et des ganglions, elle gagne la conduction vert\u00e9brale, riche de tissus nerveux r\u00e9flexe. Le nerf sympathique, en rapport avec ses terminaisons p\u00e9riph\u00e9riques avec le trijumeau, commande les organes. Il a son origine dans la moelle, sort par les vert\u00e8bres et, comme le circuit lympathique, longe les vert\u00e8bres. La perturbation de son influx r\u00e9flexe retentit sur toutes les fonctions. Pour exemple, on conna\u00eet depuis toujours les cris, les fi\u00e8vres, les troubles digestifs et les convulsions du nourrisson lors de la perc\u00e9e difficile des dents. Chez l&rsquo;enfant et l&rsquo;adulte aux dents irritatives, la pulsion perturbatrice se propage le long des \u00e9tages vert\u00e9braux; elle d\u00e9termine des manifestations pathologiques chroniques : articulations, vert\u00e8bres et c\u00f4tes douloureuses, dorsalgie, lombalgie, vertige, migraine, rhinite, indigestion, constipation, trouble du rythme cardiaque&#8230; Des d\u00e9sordres neuro-v\u00e9g\u00e9tatifs et des maladies g\u00e9n\u00e9rales se lient \u00e0 un parasitisme bucco-dentaire latent. Ces quelques rapports rudimentaires, relatifs aux pulsions bio\u00e9lectriques parasit\u00e9es le long des nerfs, compl\u00e8tent des sch\u00e9mas anciens moins \u00e9labor\u00e9s mais \u00e9loquents. Au 2e si\u00e8cle, Galien traitait le sophiste Pausanias souffrant d&rsquo;une anesth\u00e9sie des deux derniers doigts de la main droite. \u00ab Quiconque d\u00e9sire savoir, \u00e9crivait-il, \u00e0 quelle vert\u00e8bre ou \u00e0 quel nerf attribuer l&rsquo;origine d&rsquo;une affection, doit bien \u00e9tudier l&rsquo;\u00e9pine dorsale, sinon il est impossible de d\u00e9terminer o\u00f9 se trouve cet \u00e9tat, \u00e0 quelle vert\u00e8bre se situe la cause, et \u00e0 quelle paire de nerfs remonte l&rsquo;origine \u00bb. Il recherchait une cause \u00e0 distance d&rsquo;un sympt\u00f4me, en m\u00e9connaissant la primordiale \u00ab origine \u00bb dentaire ; elle peut d\u00e9terminer la pulsion neuro-vert\u00e9brale d\u00e9fectueuse, et g\u00eaner la fonction d&rsquo;un organe, d&rsquo;un muscle ou d&rsquo;une articulation. A partir des maxillaires sup\u00e9rieurs, l&rsquo;irritation du syst\u00e8me nerveux sensibilise les trois premi\u00e8res vert\u00e8bres cervicales; celle de la mandibule se r\u00e9percute sur les autres \u00e9tages vert\u00e9braux. A la palpation, ces segments deviennent douloureux. A la limite des conductions maxillaires et mandibulaires, l&rsquo;enchev\u00eatrement des liaisons et l&rsquo;interf\u00e9rence d&rsquo;autres parasites \u00e9lectro-nerveux semblent brouiller les messages, en particulier lorsque la l\u00e9sion maxillo-dentaire est ancienne. L&rsquo;irritation bucco-dentaire chronique, constante, physique ou chimique, par tartre, d\u00e9bris dentaire ou substance \u00e9trang\u00e8re, provoque des troubles g\u00e9n\u00e9raux semblables : douleurs, vasodilatation, \u0153d\u00e8me, tumeur, rupture vasculaire, vieillissement pr\u00e9matur\u00e9 des tissus ; les multiples fonctions h\u00e9patiques ou celles des autres organes essentiels peuvent se d\u00e9r\u00e9gler. La maladie se constitue secondairement. Le dramatique \u00ab troisi\u00e8me acte \u00bb (selon l&rsquo;expression de Leriche) du trouble g\u00e9n\u00e9ral irr\u00e9versible se pr\u00e9pare. Lors, la l\u00e9sion des organes, les suites de traumatisme ou d&rsquo;intervention chirurgicale risquent de se dramatiser. L&rsquo;inflammation d&rsquo;un disque entre les vert\u00e8bres peut influencer tout le syst\u00e8me nerveux r\u00e9flexe et m\u00eame le cerveau.<\/p>\n<p>Les exp\u00e9riences montrent que, lorsque les fibres nerveuses, qui \u00e9lectrifient les fonctions v\u00e9g\u00e9tatives des visc\u00e8res, d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent, il se cr\u00e9e un \u00ab \u00e9tat de pr\u00e9disposition du terrain vis-\u00e0-vis d&rsquo;irritants de toutes sortes, sans sp\u00e9cificit\u00e9 du facteur nocif\u00bb. La cinqui\u00e8me vert\u00e8bre lombaire peut subir des flexions anormales ou forc\u00e9es. La r\u00e9p\u00e9tition de surcharges ou certaines d\u00e9formations professionnelles progressives disloquent certaines cellules musculaires ou celles des tissus vert\u00e9bro-articu-laires. Les constantes \u00e9manations du foyer dentaire s&rsquo;y fixent ; la douleur avec la hernie discale, la tendinite, la lombalgie peuvent en d\u00e9pendre. Dans les m\u00e2choires, les fines fibres nerveuses \u00ab p\u00e9riph\u00e9riques \u00bb intra et p\u00e9ridentaires jouent donc un r\u00f4le r\u00e9flexe bien plus important dans les r\u00e9actions g\u00e9n\u00e9rales que ne le soutient la pens\u00e9e habituelle. Nous avons vu que, depuis le \u00ab foyer \u00bb, des l\u00e9sions marquent le trajet nerveux jusqu&rsquo;\u00e0 la colonne vert\u00e9brale et le cerveau ; elles progressent vers les muscles, les articulations et les organes. Mais il est impossible pour l&rsquo;instant de percevoir sur le vivant humain le cheminement de la d\u00e9gradation cellulaire. Toutefois, le constat stomatologique met en valeur le rapport foyer dentaire-inflammation discale : car la douleur vert\u00e9brale ou au cr\u00e2ne, l&rsquo;essoufflement, le sympt\u00f4me organique, musculaire ou articulaire peuvent dispara\u00eetre lors du test gingivo-dentaire1, ou \u00e0 la suite de l&rsquo;\u00e9vacuation de l&rsquo;irritation bucco-dentaire. Cette relation de cause \u00e0 effet s&rsquo;accorde avec l&rsquo;objectivit\u00e9 de la recherche exp\u00e9rimentale sur les animaux de laboratoire.<\/p>\n<p>De toute \u00e9vidence, l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 dentaire irrit\u00e9e est donc d\u00e9terminante; cependant les effets g\u00e9n\u00e9raux r\u00e9pondent de m\u00e9canismes dont nous ne connaissons qu&rsquo;une partie de la complexit\u00e9. Depuis l&rsquo;\u00e9volution des germes dentaires dans l&rsquo;os et sous la gencive, depuis le ph\u00e9nom\u00e8ne de dentition, le circuit \u00e9lectro-physique de chaque dent et des tissus qui la soutiennent se sch\u00e9matise en un syst\u00e8me terminal \u00e9lectronique ouvert, sensible aux moindres informations lacunaires. Chaque cellule \u00e9lectrique du corps humain additionne les influences re\u00e7ues des autres cellules nerveuses. Sans se contac-ter, elles se terminent dans une solution aqueuse. La pulsion \u00e9lectrophysique le long des fibres nerveuses se transmet, d&rsquo;une terminaison nerveuse \u00e0 la suivante, par \u00e9change chimique dans la solution intercellulaire. On parle de synapse (du grec, j&rsquo;attache) pour d\u00e9signer la transmission physico-chimique d&rsquo;un neurone&rsquo;\u00e0 l&rsquo;autre. Le temps d&rsquo;exercice de la synapse est de l&rsquo;ordre du milli\u00e8me de seconde.<\/p>\n<p>Le long des trajets nerveux, la pulsion se transmet \u00e0 la vitesse de 80 m\u00e8tres \u00e0 la seconde. Cette relative rapidit\u00e9 de la transmission du message, depuis le site dentaire jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9ception centrale, explique l&rsquo;instantan\u00e9it\u00e9 de la disparition de la douleur \u00e0 distance du foyer neutralis\u00e9 (comme nous le verrons avec le test stomatologique). Les \u00e9changes d&rsquo;ions m\u00e9talliques dans un bain \u00e9lectrolytique et le courant \u00e9lectrique dans les c\u00e2bles en rappellent grossi\u00e8rement le sch\u00e9ma simplifi\u00e9. Mais, dans les tissus vivants, le processus se complexifie en pr\u00e9sence d&rsquo;hormones et d&rsquo;enzymes, substances sp\u00e9cifiques de chaque type de cellule nerveuse. Les enzymes sont des m\u00e9diateurs chimiques contenus dans des microv\u00e9sicules; elles se tiennent dans le milieu liquide au voisinage de chaque extr\u00e9mit\u00e9 (dentrite) du neurone ; s&rsquo;ajoute l&rsquo;action du calcium organique ; il lib\u00e8re les enzymes et facilite l&rsquo;action des hormones. L&rsquo;adr\u00e9naline, la s\u00e9rotonine ou l&rsquo;hista-mine activent ou freinent les s\u00e9quences synaptiques. Les toxines venues de la dent ou des gencives infect\u00e9es d\u00e9naturent le milieu liquide ; elles g\u00eanent ou rendent impossibles les m\u00e9canismes enzymatiques et hormonaux. De ce fait, elles constituent un facteur de d\u00e9r\u00e9gulation de la pulsion nerveuse. Lors, le trouble gagne le syst\u00e8me vert\u00e9bral et c\u00e9r\u00e9bral ; de l\u00e0, il retentit sur la dynamique r\u00e9flexe, immunitaire, v\u00e9g\u00e9tative, m\u00e9tabolique et psychique1. Indice compl\u00e9mentaire : tout comme les productions bact\u00e9-riennes, certains produits chimiques de la th\u00e9rapeutique intra-dentaire se diffusent dans le tissu nerveux comme l&rsquo;eau dans une \u00e9ponge. Il peut exister une perturbation tissulaire ind\u00e9l\u00e9bile, occasionn\u00e9e par la diffusion de produits nocifs. Les substances toxiques, appliqu\u00e9es pour certaines \u00ab d\u00e9vitalisa-tions \u00bb impr\u00e8gnent les tissus environnants ; au cours des ann\u00e9es suivantes, leurs traces entretiennent une n\u00e9crose diffuse ; elle se poursuit m\u00eame apr\u00e8s extraction de la dent trait\u00e9e. Forte de la dynamique physico-chimique, la pharmacop\u00e9e, dans le domaine de la neuropsychologie, utilise de nouveaux produits excitateurs ou inhibiteurs des pulsions \u00e9lectrochimiques dans les cellules c\u00e9r\u00e9brales. Tout le monde conna\u00eet les neuroleptiques, les anxiolytiques, les tranquillisants et les euphorisants. Dans le droit fil de leur influence, la pharmaco-dynamie suppl\u00e9e les d\u00e9fectuosit\u00e9s du calcium, du potassium et du sodium dans la conduction neuro\u00e9lectrique. A l&rsquo;instar de cette dysfonction biochimique, les toxines bact\u00e9riennes, sorties de certaines dents d\u00e9grad\u00e9es ou soign\u00e9es, impr\u00e8gnent le tissu nerveux; elles d\u00e9r\u00e9gulent le m\u00e9canisme des r\u00e9cepteurs du potassium, du calcium et du sodium; elles compromettent donc l&rsquo;harmonie des relations cellulaires. Tout se passe, en quelque sorte, comme pour des \u00e9lectrons qui gravitent autour d&rsquo;un noyau atomique. Des particules d\u00e9s\u00e9quilibrantes se d\u00e9placent \u00e0 distance par des voies vasculaires, lymphatiques et nerveuses, en conservant leur d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de l&rsquo;\u00e9picentre bucco-dentaire perturbateur.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Source livre du Dr Davo Koubi &#8211; La sant\u00e9 dans votre bouche &#8211; \u00a0Les dents gouvernent votre \u00e9quilibre<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certains auteurs stigmatisent le r\u00f4le d\u00e9terminant des \u00ab irritations \u00bb dentaires sur tout l&rsquo;organisme. Au d\u00e9but du si\u00e8cle, P\u00e9trovitch Pavlov le constata en laboratoire. Lors de ses fameuses exp\u00e9riences relatives au \u00ab r\u00e9flexe conditionn\u00e9 \u00bb il blessa la gueule du chien pour obtenir des fistules salivaires. Il s&rsquo;\u00e9tonna de l&rsquo;apparition de \u00ab ph\u00e9nom\u00e8nes pathologiques g\u00e9n\u00e9raux \u00e9tranges \u00bb. Il vit \u00ab se d\u00e9velopper des maladies de la peau, des crispations, un cas de paralysie \u00e0 \u00e9volution aigu\u00eb (10 \u00e0 20 jours), ainsi qu&rsquo;une affection c\u00e9r\u00e9brale (forte induration), avec troubles du comportement; puis, des ph\u00e9nom\u00e8nes de choc conduisaient \u00e0 une prostration temporaire simulant totalement la mort. \u00bb Au cours d&rsquo;une conf\u00e9rence magistrale, Pavlov parla des travaux de son coll\u00e8gue Alexei Dmitrievitch Speranskii sur certains segments de l&rsquo;enc\u00e9phale du chien. L&rsquo;\u0153uvre de Speranskii occupe une place importante dans l&rsquo;enrichissement de la pens\u00e9e m\u00e9dicale et philosophique; il convient ici d&rsquo;en r\u00e9sumer bri\u00e8vement la substance exp\u00e9rimentale. L&rsquo;inclusion d&rsquo;un corps \u00e9tranger dans un site innerv\u00e9, central ou p\u00e9riph\u00e9rique, tel le cerveau ou la dent du chien, provoquait une d\u00e9gradation des tissus. Le processus se propageait dans tout l&rsquo;organisme. L&rsquo;irritation chimique ou physique, la blessure chirurgicale ou le traumatisme, provoqu\u00e9s par l&rsquo;exp\u00e9rience, d\u00e9terminaient \u00e0 distance, une l\u00e9sion visc\u00e9rale ou un trouble fonctionnel irr\u00e9versible.  Ce r\u00e9sultat avait surpris Pavlov ; mais Speranskii l&rsquo;explorait et l&rsquo;analysait. Fait caract\u00e9ristique, l&rsquo;autopsie du chien r\u00e9v\u00e9lait, \u00e0 partir du point d&rsquo;impact irritatif, la pr\u00e9sence de chapelets de l\u00e9sions le long des nerfs, jusqu&rsquo;au cerveau et, de l\u00e0, aux organes. Exp\u00e9rience d&rsquo;une importance primordiale pour le m\u00e9decin et le biologiste, l&rsquo;inclusion d&rsquo;une bille de verre st\u00e9rile dans la dent ou dans un tissu innerv\u00e9, p\u00e9riph\u00e9rique ou central, engendrait des d\u00e9gradations dans tout l&rsquo;organisme. En laboratoire, l&rsquo;incisive d&rsquo;un rat est charg\u00e9e de billes en plastique marqu\u00e9es au carbone 14 radioactif. Elles ne d\u00e9passent pas la grandeur d&rsquo;un microbe (un milli\u00e8me de millim\u00e8tre). Le carbone s&rsquo;accumule dans le foie, les reins, la rate, les poumons et les glandes surr\u00e9nales. Il se retrouve dans les glandes salivaires, dans les ganglions lymphatiques du m\u00eame c\u00f4t\u00e9. 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